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Le projet « This is what I wish you knew »

February 28, 2017
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«This is What I Wish You Knew » (J’aimerais que tu saches) est un projet de réconciliation basé sur l’art, qui a mené 50 personnes autochtones de Halifax, en Nouvelle-Écosse, à explorer leur identité à travers la sculpture.

Les participants au projet devaient sculpter un carreau d’argile pour exprimer ce que signifie pour lui ou pour elle être Autochtone dans le milieu urbain de Halifax, et partager ainsi leur expérience avec le public.

L’initiative a abouti à une fresque murale de 50 carreaux d’argile actuellement exposés au centre d’amitié Mi’kmaw Native Friendship Centre de Halifax, et à une « fresque » virtuelle de 50 vidéos présentant les personnes qui ont participé au projet.

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« This is What I Wish You Knew » comportait aussi un volet de recherches, qui visait à donner une voix aux Autochtones de Halifax dans le but d’avancer vers la compréhension mutuelle et la réconciliation avec les non-Autochtones.

Amy Bombay est Ojibwée, originaire de la Première nation de Rainy River; elle enseigne à la faculté de psychiatrie et de sciences infirmières de l’université Dalhousie. Dans le cadre de sa participation au volet recherche du projet, elle a collaboré avec le centre d’amitié pour trouver des façons de combattre le racisme, l’oppression et les préjugés à Halifax, en faisant entendre et voir davantage la présence et le vécu autochtones dans la ville.

Elle a également enseigné un cours à Dalhousie qui permettait à ses étudiants autochtones d’explorer leur propre identité et leur personnalité dans un milieu bienveillant et un climat de confiance. Dans une ville où le fait autochtone est relativement loin des esprits, ce cours a encouragé les étudiants à se lier d’amitié et à prendre conscience du fait qu’ils ne sont pas seuls.

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Le cours était enseigné simultanément à Dalhousie et au Nova Scotia College of Art and Design. En classe, les étudiants étaient invités à raconter leurs histoires vécues, ce qui a mené beaucoup d’entre eux à créer des groupes et à prendre diverses initiatives.

« En classe, ils réfléchissaient sur eux-mêmes, sur leur expérience, dit Bombay. Les conversations étaient guidées par ce qui les intéressait, sur le thème central de ce qui signifiait pour eux être une personne autochtone dans un milieu urbain, en quoi c’est différent de la vie dans les réserves, des difficultés et des opportunités que cela présente. »

« Souvent, les Autochtones qui vont à l’université sont une minorité. On y parle peu d’expériences qui les concernent. On voulait créer un espace de confiance pour leur permettre d’en parler avec d’autres étudiants autochtones, d’explorer leur identité et leur culture ensemble. »

Le fruit des recherches menées par Bombay dans le cadre du projet « This is What I Wish You Knew » devrait permettre de mieux comprendre si une plus grande conscience au sein du public de la réalité et des expériences autochtones peut mener à la réconciliation, à la volonté d’en apprendre plus sur les questions autochtones, et si cela a une influence positive sur les attitudes et la discrimination.

Shante Blackmore, une femme mi’kmaqe et noire de la Première nation de Millbrook, faisait partie des étudiants d’Amy Bombay à Dalhousie. Elle nous dit ce qu’elle voulait que les gens sachent à son sujet :

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« Ce à quoi je revenais toujours, c’était que j’avais toujours été réticente à vivre en ville, loin de ma communauté. ». Elle explique que le cours, qui de fait avait pris la forme d’un cercle d’échange spontané, lui avait montré que d’autres faisaient face aux mêmes dilemmes en tant qu’Autochtones citadins.

« J’avais toujours envisagé ma période citadine comme étant provisoire. Je refusais de m’y sentir chez moi. »

Elle parle aussi du projet « This is What I Wish You Knew » comme d’une occasion pour elle de nouer des relations avec des gens qui avaient vécu une expérience semblable à la sienne en tant qu’étudiants à Halifax. Les cours avaient souvent lieu au centre d’amitié, ce qui leur permettait de prendre connaissance des divers programmes et activités offerts.

« C’était vraiment agréable d’être entourée de personnes qui partageaient mon expérience, qui connaissaient les mêmes difficultés, ajoute Blackmore. Raconter mon histoire a vraiment été une chose très positive. »

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