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Consommation nocive

Les substances nocives, telles que le tabac, l’alcool ou la drogue, modifient l’humeur et l’état émotionnel de la personne qui les consomme. Nous utilisons aussi cette expression pour parler de comportements nocifs qu’on peut adopter pour modifier son état émotionnel, par exemple la dépendance aux jeux d’argent.

Certaines personnes peuvent consommer de l’alcool ou même de la drogue sans que cela pose de gros problèmes, mais parfois, ces substances peuvent avoir des effets très négatifs, voire créer une dépendance. Voici quelques signaux d’alarme qui indiquent une consommation nocive :

  • Tu sais que tu as déjà trop consommé, mais tu continues
  • Cela affecte tes relations avec les autres
  • Tu fais des choses que tu ne ferais jamais si tu étais sobre
  • Tu prends des risques ou mets d’autres personnes en danger
  • Obtenir la substance en question devient plus important pour toi que tes besoins fondamentaux (par exemple, tu achètes de la drogue au lieu de payer ton loyer ou d’acheter de la nourriture).

La consommation nocive ne désigne pas seulement l’alcool et la drogue : le jeu, le sexe ou même la nourriture peuvent être problématiques si tu y as recours pour te sentir mieux. Voici quelques signaux d’alarme qui indiquent un comportement nocif :

  • Tu as souvent des rapports sexuels non protégés
  • Tu as des comportements sexuels qui mettent tes partenaires en danger ou les blessent
  • C’est devenu un besoin plutôt qu’une envie
  • Tu n’as plus faim, mais tu continues de manger
  • Tu mises tout ton argent en espérant le regagner au jeu
  • Tu y passes tant de temps que d’autres activités en souffrent

Les faits :

  • Les personnes autochtones sont 2x plus susceptibles d’être touchées par une dépendance que les personnes non autochtones.
  • Les enfants dont les parents sont dépendants à l’alcool ou à la drogue ont près de 3x plus de chances de subir des violences physiques ou sexuelles et plus de 4x plus de chances de souffrir de négligence que les enfants de parents non dépendants.
  • Les enfants dont les parents font une consommation nocive d’alcool ou autre sont plus susceptibles de souffrir d’une faible estime de soi, de dépression, d’angoisse et de panique, de s’automutiler ou de se suicide, d’abandonner l’école, d’avoir des relations sexuelles malsaines, et de devenir à leur tour dépendants que les enfants de parents qui ne font pas une consommation problématique d’alcool ou autre. (National Centre on Addiction and Substance Abuse, 1999)

L’Ensemble des troubles de l’alcoolisation fœtale (ETAF) est un terme général qui désigne divers problèmes de développement et de santé chez le bébé et l’enfant dus à la consommation d’alcool par la mère pendant la grossesse. Les effets de l’ETAF varient. Regarde cette vidéo qui explique comment prévenir l’ETAF et que faire lorsqu’un enfant en est atteint.

Les effets et la gravité de l’ETAF dépendent de nombreux facteurs, notamment :

  • La quantité d’alcool consommée
  • La fréquence des consommations
  • L’état d’avancement de la grossesse
  • L’état de santé général de la femme enceinte

Aucune quantité ni aucun type d’alcool ne sont considérés comme étant sans danger.

Les faits :

  • Chaque année au Canada, plus de 3 000 nouveau-nés sont touchés par l’ETAF.
  • Environ 300 000 personnes sont actuellement affectées par l’ETAF.
  • Les recherches indiquent que l’ETAF est considérablement plus fréquent dans les communautés autochtones, rurales, éloignées et du Nord.

La prévention, le dépistage et l’intervention sont les clés pour améliorer la situation.

De nombreuses grossesses au Canada ne sont pas planifiées. Cela signifie que de nombreuses femmes ne savent pas qu’elles sont enceintes au début de leur grossesse, et pourraient consommer de l’alcool ou des drogues sans savoir qu’elles font du mal à leur bébé.

Si tu penses qu’un membre de ta famille est atteint de l’ETAF, parles-en à un médecin. Un dépistage précoce peut permettre de réduire l’impact de l’ETAF.

Des millions de personnes parviennent à se sortir de la dépendance et à reprendre le contrôle de leur vie. Toi aussi, tu peux y arriver. Voici quelques pistes pour t’aider à faire le premier pas :

  • Si tu as consommé de l’alcool ou de la drogue et que tu penses avoir besoin d’une aide médicale, rends-toi au service d’urgence le plus proche ou appelle tout de suite le 911.
  • Parle gratuitement à un conseiller ou une conseillère de la ligne Jeunesse J’écoute :  1-800-668-6868
  • Pense à participer à une rencontre des Alcooliques anonymes ou de Narcotiques anonymes. 
  • Pour voir la liste des centres de traitement, consulte le site Web de Santé Canada.

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