Culture

Innovation intergénérationnelle

Par Dee Thomas-Hart

Tansi, Boozhoo, je m’appelle Dee Thomas-Hart. Je suis une jeune femme qui « se dresse avec les aigles » et je représente le Clan de l’ours. Je suis née à Winnipeg, et j’y ai grandi, sur le territoire du Traité 1 du Manitoba, terre natale des Métis. Membre de la Première nation de Peguis, femme Ojibwée-crie, je m’imagine future leader et actrice du changement. J’étudie au Adam Beach Film Institute, et ma passion, c’est de créer des changements positifs.

L’an passé, on m’a invitée à participer au tout premier Sommet de l’innovation autochtone de l’Association nationale des centres d’amitié à Winnipeg. Je représente plusieurs organismes à but non lucratif qui se concentrent sur les initiatives de réconciliation menées par des jeunes, et on m’a demandé de représenter le 4Rs Youth Movement au sein d’un panel sur l’ « innovation intergénérationnelle ».

Deux aînés bien connus, gardiens de nos savoirs, et deux autres jeunes faisaient aussi partie du panel. La discussion, devant un auditoire venu de partout au pays, était franche et naturelle.

Nous avons parlé de culture et de la revitalisation des langues et des traditions orales, des façons dont les jeunes et les aînés peuvent dialoguer et échanger des savoirs, et de l’importance de transmettre ces traditions.

Les aînés étaient très impressionnés de voir que nous connaissions nos noms spirituels, nos clans traditionnels et, en fin de compte, de voir que nous étions si fiers de notre culture et de nos racines. Les jeunes du panel, moi y compris, avions soif de leurs connaissances et de leurs réflexions. Nous sommes repartis encore plus curieux de nos méthodes de pensée et d’enseignement traditionnelles.

Cette expérience m’a laissée songeuse. Une chose ne me sort plus de l’esprit depuis : les peuples autochtones ont toujours été et seront toujours des innovateurs.

Nous avons toujours innové, dans tous les domaines. En communication par exemple, nous avons trouvé des façons de nous parler malgré la barrière des langues. Nous avons pu commercer, créer des voies et des réseaux d’échange. En art, nous avons créé les travaux de perles, des formes uniques d’art visuel, de poterie, et bien plus encore. Et tout cela, c’est parce que l’innovation autochtone se fonde sur la Création.

Je pense que, maintenant que j’ai compris cela, ça va faire partie de ma façon de percevoir tout ce qui m’entoure. C’est une réalisation tellement profonde au sujet de ma culture, de moi-même : nous portons en nous depuis toujours et pour toujours l’innovation, la résilience et la force.

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