Santé et bien-être

Des tambours qui guérissent et rapprochent les générations

Par Trevor Jang

Allen Williams, un aîné de la nation Kwakwaka'wakw fait partie d’un groupe de tambours bien spécial :

« Mon fils aîné est le chanteur principal, mon second fait la danse des herbes sacrées. C’est un cercle familial, nous avons pris nos noms dans la tente à suer, » dit Williams.

La Four Fires Society se produit dans plusieurs rassemblements culturels et festivals à Vancouver et sur la route des pow-wow.

« Ça nous rapproche, dit-il. Je ne dis pas que nous ne sommes pas proches, mais on ne se voit pas beaucoup. Les liens familiaux se détendent quand on ne se voit pas pendant longtemps. La seule différence que j’ai remarquée entre ma famille et les autres, c’est qu’on s’éloigne, mais ensuite, on se réunit autour du tambour, et nos esprits s’unissent, et on a du fun. »

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Grâce au groupe, trois générations de la famille se sont rapprochées au son du tambour, mais tout a commencé avec Allen, quand il a décidé de renoncer à la drogue et à l’alcool pour se consacrer à cet art.

« Je ne vais pas vous mentir, la transition n’a pas été facile. C’est beaucoup plus facile maintenant, mais ça fait trente ans que je fais ça. Ça m’a pris dix ans, pour me sortir de la drogue et de l’alcool. Un jour, j’ai décidé que ça n’en valait pas la peine, » explique-il.

« Faire partie du groupe, ça m’aide beaucoup à rester loin de tout ça. Quand je suis frustré ou en colère ou quoi que ce soit, je sors mon tambour et je chante quelques chansons, et je me sens beaucoup mieux après ça. »

Le second fils d’Allen, AJ, est atteint de l’ETAF, et il dit que jouer du tambour et chanter ont beaucoup contribué à son développement personnel.

« Jouer du tambour et danser, c’est bon pour les gens qui écoutent, ça guérit, et regarder une danse, c’est bon aussi, » dit AJ.

Les Autochtones dissent souvent que le tambour est le battement de cœur de la Terre mère, et qu’en jouer et chanter sont d’excellentes façons de renouer avec sa culture, son identité et ses pairs.

Pour la famille Williams, le tambour est ce qui les garde unis, et leur a apporté une certaine mesure de guérison.

« Ce sont les remèdes en fait. On bénit notre tambour tous les jours avec du foin d’odeur et de la sauge, et on demande au Créateur de veiller sur nous, » poursuit Allen.

Et toi? Participes-tu à un cercle de tambour, à des danses ou à des chants traditionnels? Laisse un commentaire ci-dessous pour partager ton expérience!

 Trevor Jang est journaliste pour Roundhouse Radio. 

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