Femme forte et histoires de survivants

L'histoire de Kelly: deuxième partie

Alcoolique et toxicomane, je menais tant bien que mal ma barque. Je travaillais pendant la journée et je faisais la fête tous les soirs. J’ai commencé à solliciter l’aide de mon entourage, mais je n’ai jamais eu beaucoup de chance avec les centres de traitement, de désintoxication, et le counseling. Je ne sais pas comment j’ai réussi à garder mon travail, mon logement et à ne pas perdre la tête.

Tout ce que je savais à ce moment-là c’était que je ne vivrais pas vieille, mais je n’avais pas de remords – ni envers moi, ni envers mon entourage et ce qu’il pouvait subir. C’est là que j’ai commencé à chercher la famille que je pensais avoir perdue au cours de la bataille.

Kelly avec son ami Saraphine, avant de déménager à Winnipeg.

Peu de temps après mon 30e anniversaire, je suis allée rendre visite à mon frère aîné, Kevin, à Winnipeg, au Manitoba. La discussion a dérivé sur notre mère, ainsi que sur les événements et les circonstances qui ont marqué nos vies, et les chemins que nous avions pris. Nous savions tous les deux que nous avions fait le deuil de beaucoup de choses, et qu’il nous fallait prendre un tournant décisif pour remonter la pente. C’est pendant ce séjour à Winnipeg que j’ai décidé qu’il était temps de changer. Aussitôt dit, aussitôt fait. Deux jours plus tard, je déménageais à Winnipeg pour repartir à zéro, sans trop savoir où j’allais. Encore une fois, je me suis vite rendu compte que je repartais à la cherche d’autres alcooliques et toxicomanes.

Winnipeg était un nouvel environnement. Ignorant les dangers, je trouvais cette nouvelle vie encore inconnue stimulante et la ville me fascinait. Je n’avais ni revenu ni logement, alors j’ai postulé dans un centre d’appel et j’ai emménagé dans une maison de chambres. Il fallait faire durer mon dernier chèque de paie de l’Ontario. Puis, mon frère et moi avons commencé à nous quereller sur le passé, sur ce qui nous était arrivé. Je savais bien que je ressentais encore beaucoup de colère, mais j’arrivais à étouffer mes sentiments pour ne pas y penser et pour que cela n’affecte pas ma vie. J’allais droit dans le mur.

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