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Les commissaires de l’Enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Le 3 août 2016, le gouvernement du Canada a annoncé le nom des commissaires qui dirigeront l’Enquête indépendante nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, ainsi que son mandat.

L’Enquête, qui débutera officiellement le 1er septembre 2016 et prendra fin le 31 décembre 2018, a comme mandat de déterminer les causes de la violence faite aux femmes et aux filles autochtones du Canada, et de proposer des solutions concrètes au problème.

Voici quelques informations sur chacun des commissaires :

Marion Buller

Marion Buller mènera l’enquête et en sera la commissaire en chef. En 1994, Mme Buller est devenue la première femme membre des Premières Nations à être nommée juge en Colombie-Britannique, après y avoir travaillé à titre d'avocate spécialisée en droit civil et en droit criminel. Elle est membre de la Première Nation de Mistawasis en Saskatchewan. Durant sa carrière, elle a siégé en tant que directrice et présidente de l'Association du Barreau autochtone du Canada et a été membre de la Commission de police de la Colombie-Britannique et de la BC Law Court Education Society. Elle a agi en qualité d'avocate de la Commission dans le cadre de l'enquête judiciaire sur les Chilcotins de Cariboo of Canada’s Indigenous Bar Association. Madame la juge Buller a joué un rôle essentiel dans la fondation de la First Nations Court en Colombie-Britannique en 2006.

Dans un article publié dans Canadian Lawyer Magazine, l’honorable juge Buller a mentionné qu’il était important que des juges des Premières Nations siègent dans les cours pour que « notre culture et notre société y soient représentées. »

Michèle Audette

Michèle Audette a été présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada de 2012 à 2015, et est l’ancienne présidente de l’Association des femmes autochtones du Québec. Madame Audette, dont la mère était innue, a dû quitter sa communauté alors qu’elle était enfant en raison de la Loi sur les Indiens. Elle a occupé le poste de sous-ministre associée à la condition féminine au gouvernement du Québec et siège au conseil d’administration de la Fondation Pierre Elliott Trudeau, un organisme de bienfaisance créé pour l’avancement des sciences humaines et humanités. Elle a joué un rôle déterminant en aidant le gouvernement à abroger une section de la Loi sur les Indiens qui supprimait le statut des descendants de femmes autochtones dont le conjoint n’était pas autochtone. Madame Audette a été candidate libérale aux élections fédérales de 2015 dans la circonscription de Terrebonne (Québec).

Qajaq Robinson

Qajaq Robinson est originaire d’Igloolik, au Nunavut et elle habite maintenant à Ottawa. Elle est diplômée du Programme de droit Akitsiraq – un partenariat entre l'Université de Victoria et le Collège de l'Arctique du Nunavut, et a travaillé comme procureure de la Couronne au Nunavut pendant quatre ans. Madame Robinson a été conseillère principale auprès de la Qikiqtani Inuit Association et elles est vice-présidente de Tungasuvvingat Inuit, une organisation à but non lucratif voué à offrir des programmes culturels et de mieux-être aux Inuits d'Ottawa. Elle maîtrise l'inuktitut et l'anglais.

Marilyn Poitras

Marilyn Poitras est une Métisse de la Saskatchewan. Elle est diplômée en droit de l’Université Harvard et est actuellement professeure à l’Université de la Saskatchewan, avec spécialisation en droit constitutionnel et autochtone. Madame Poitras siège au conseil d’administration de Canadian Journal of Poverty Law et est l’ancienne vice-présidente de la gouvernance autochtone au Institute on Governance de l’Université du Nouveau-Brunswick.

Brian Eyolfson

Brian Eyolfson, qui est originaire de la Première Nation de Couchiching en Ontario, est directeur adjoint par intérim à la direction générale des services juridique au ministère ontarien des Relations avec les Affaires autochtones et de la Réconciliation, ainsi que directeur adjoint du Programme des services juridiques détachés (Procureur général) et vice-président des Tribunaux de justice sociale Ontario. I a occupé un siège de vice-président du Tribunal des droits de la personne de l'Ontario et représenté les Services juridiques pour les Autochtones de Toronto dans le cadre de l'enquête judiciaire sur l'affaire Ipperwash.   

La GRC estime qu’il y avait environ 1 200 cas de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées au Canada, entre 1980 et 2012. Ce nombre pourrait être encore plus élevé, lorsque les femmes n’ont pas été identifiées comme étant autochtones au moment de l’enquête ou encore si les disparitions n’ont pas été signalées à la police. L’AFAC possède également une base de données sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, certaines des données recoupant celles de la GRC.

Les femmes autochtones ne constituent que 3 % de la population de sexe féminin au Canada, mais elles représentent 16 % de tous les cas de femmes victimes d’homicides.

Le site Web temporaire de l’Enquête nationale se trouve ici, mais il aura bientôt un site indépendant qui contiendra les coordonnées des personnes-ressources de l’enquête et des commissaires. 

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